dimanche 27 octobre 2013

Let’s go to the West Coast, baby!


Arrivée à Canoa sur les chapeaux de roues (d’un tuk-tuk) dimanche matin après une nuit de bus depuis Quito. Canoa, petit village de pêcheurs où règne la surf attitude dans une ambiance coolos. Malheureusement pour nous, notre séjour s’est plutôt résumé à « sea, surf and… crachin breton » ! Et non, ce n’est pas la bonne saison pour profiter des immenses plages de sable blanc de l’océan, et  on s’en est bien rendu compte ! M’enfin, ça fait du bien de changer d’air, et le Pacifique était très très tiède donc on s’est quand même baigné !

Sans s’attarder sur ces terres humides, nous décidons de continuer notre descente jusqu’à Puerto Lopez, port d’embarquement pour l’Isla de la Plata, une île sauvage à une cinquantaine de kilomètres des côtes. Cette île, autrement appelé la « Galapagos des Pauvres » permet d’observer la même faune que sur la fameuse réserve naturelle, mais en moins cher (pince attitude). Bon, c’est tout de même moins spectaculaire (same same but different), mais on a passé une bonne journée ! Rando sur l’île pour observer les fous à pattes bleues (vraiment chou), puis snorkelling au milieu des bancs de poissons aux couleurs tropicales et aux reflets irisés. Et cerise sur le gâteau, nous avons eu la chance de faire la course avec deux retardataires de choix sur le trajet retour : une maman baleine et son bébé en migration ! C’était doux dingo. 











Corbeau ou corneille?!



Hasta luego Katitawa!


C’est en ce vendredi ensoleillé que j’ai du dire au revoir à mes chers bambins andins, avant un départ pour quelques jours de vacances avec Gabi et Leoni sur la côte Pacifique. Jolie cérémonie d’adieux à l’école, on avait fait un gâteau au chocolat géant pour tout le monde, c’était chouette! Après le discours de remerciement de Robert et Rufino (le directeur), les enfants m’ont fait un câlin géant dont j’ai bien cru ne pas réchapper ! Cet après-midi fut une jolie conclusion pour cette expérience inoubliable. Je repars avec le sac à dos plein de dessins et la tête remplie de beaux souvenirs de forts moments d’humanité. Débordant d’une joie de vivre communicatrice, les enfants et leurs sourires m’ont appris bien plus que je n’ai pu le faire, moi et mes tables de multiplications ! Malgré leurs très humbles conditions, ils mènent une vie de sereine liberté. De quoi envoyer au placard le fondement de nos grincheuses rengaines d’êtres matérialistes !

Restait ensuite à dire au revoir aux autres bénévoles. Nous sommes allés fêter notre départ à Banos : folle night et retour au petit matin à la maison de l’association. On a bien rigolé ! Le programme du samedi a consisté en la préparation d’un big brunch pour notre dernier repas tous ensemble avant de boucler nos sacs à dos et s’en aller plein Ouest ! 

Quelques clichés de l’atelier d’art plastique, thème de la semaine : origami !





La larme à l’œil quand Raymi m’a dit que j’allais lui manquer !
L’hymne de l’école (grano puissance 10000).


Brunch at Pachamama !




jeudi 17 octobre 2013

Laguna de Quilotoa


Départ vendredi après-midi pour Quilotoa, à 3h de bus (divers et variés) de Salasaka. S’y trouve un lac d’altitude qui a élu domicile dans le cratère d’un volcan éteint depuis belle lurette. Décor féerique entre nuages épars et eau turquoise. Nous avons décidé d’en faire le tour en marchant sur la crête du cratère : 5h30 d’une randonnée de tous les diables. J’ai bien cru passer l’arme à gauche, et pas seulement dans les montées ! Une fois rentrée à l’auberge de jeunesse, j’ai été victime du fameux mal d’altitude, ou maladie des montagnes. Le lac est en effet à 4000m d’altitude et j’avoue ne pas avoir suivi le conseil des andins pour prévenir ce désagrément, o sea « bebe mucho y va despacito ». Mais après une bonne nuit de sommeil, me revoilà galopante comme un lapin (avec quelques courbatures aux pattes tout de même !). Dimanche tranquille à Latacunga, avant de rentrer à la maison. Nous qui pensions avoir eu notre dose d’émotions pour le week-end, nous n’étions pas au bout de nos surprises ! Alors que l’on sortait dans la nuit pour aller chercher notre ration de  « papas y huevos » dominicale proposée par une petite dame au bord de la route (surnommé le Mac Do de Salasaka), une lumière rouge au loin attira notre regard… Oui oui oui, c’est bien le volcan Tungarahua en éruption ! Endormi depuis 16 ans, il s’est réveillé ce week-end. Le temps étant clair, nous avons grimpé sur le toit de la bibliothèque pour pouvoir l’observer durant une bonne partie de la soirée. Wow, vraiment de toute beauuuuté. De quoi clore le week-end des étincelles plein les yeux !











lundi 14 octobre 2013

Le vendredi à Katitawa


Le vendredi à Katitawa, ça sent bon le week-end. En effet, la journée ne se déroule pas comme tous les autres jours de la semaine. On commence la matinée par un grand concours de recyclage (les enfants sont chargés d’apporter à l’école les détritus recyclables de leurs maisons, récoltant ainsi un nombre de points qui seront additionnés tout au long de l’année pour donner lieu à un classement final et une récompense… qu’en dit la Miss Poubelle-Grano de Saint Jean de Trézy ? Pas mal, non ?!). S’ensuivent deux heures de classe, puis le déjeuner, et  une après-midi de jeux tous ensemble dans la cour.

Atelier de peinture avec les plus petites. 

Course de sac remporté haut la main par Adriana !

La cuisine et la cantine.

Expédition en haut de la montagne pour apercevoir le volcan Tunghuara qui se cache derrière les nuages ! Avec Wamari, Kevin, César, Raymi, Nusta, Francisca, Saya et Ligia, accompagnés des volontaires Leoni, Sarah, Doug et Javier.

La capture de César ! (oui, j’avoue c’est un peu le chouchou de la maîtresse!).

Les garçons très intéressés…

… les filles nettement moins !

Après le déjeuner : volontaires en compagnie de Virginia, la cuisinière et Robert, que je ne présente plus !

Virginia est une femme du village qui monte à l’école faire la cuisine pour les enfants (et nous même). Maman, j’ai troqué ta recette de soupe poireaux/pommes de terre en échange du secret de sa sauce aux cacahuètes J. Elle porte comme toutes les femmes le costume traditionnel fait à la main : il s’agit d’une jupe noire épaisse serrée à la taille par une ceinture tissée (de toute beauté), d’une balleta, sorte de poncho sur les épaules retenu par une broche, et d’un joli chapeau de feutre sombre. On la voit ici en train de fabriquer le fil de laine pour tisser ces costumes, activité constante de toutes les femmes quand elles ont les mains libres !

mercredi 9 octobre 2013

Week-end à Baños


Débarrassée des petites âmes à aimer andines pour le week-end,  je décide de me joindre à la joyeuse équipe d’allemandes en goguette (Léoni et Gabi, juste au cas où vous ne suivriez pas). Départ pour Baños samedi matin. Baños, petite ville au creux des montagnes, à 1h à l’Ouest de Salasaka, est réputée pour ses bains d’eau thermale (chauffée directement par les volcans environnants s’il vous plait !). Destination de villégiature pour Quitiños fortunés, de nombreuses activités sportives sont proposées dans sa région. Au programme donc : randonnée dans la montagne le samedi après-midi et route des cascades en vélo le dimanche. Un week-end bien aéré, et passablement mouillé ! En revanche, qui dit pluie, dit végétation luxuriante. On se croirait aux portes de la jungle amazonienne ! J’ai immortalisé quelques jolis spécimens comme vous pouvez le voir ci-dessous. Après ces chouettes ballades, petit détour par le marché aux fruits (énooooorme avec pleins de fruits chelous que je me suis empressée d’acquérir, croyez-le bien !) et retour a la casa pour entamer ma deuxième semaine à Katitawa. Ce ne fut pas de tout repos, mais vraiment top coolicool !

Devant la bibliothèque



Fanfare dans les hauteurs de Baños
Baños



Un busard! Ah non, c'est un condor!
Des intéressés?!




El Pailon del Diablo, une des cascades les plus grandes du monde .
(ça mouille!)


Marché de Baños