Bon, au cas où vous n’aurez pas compris, le Pérou est
synonyme de ruines. Ou de trecks. Même parfois de trecks pour aller voir des
ruines (quoi de plus naturel ?). Ce week-end, nous nous sommes attaquées à
un gros morceau : le treck de Santa Cruz. Une marche de 4 jours au cœur du
parc national de la Cordillera Blanca, entre torrents, lagunes, glaciers et
pics enneigés. Pince attitude, nous décidons de nous passer de guide et d’ânes
pour transporter notre barda. Nous serons donc nos propres mulets pour les
prochains jours. Ravitaillement au marché de Huaraz, où j’eu la meilleure idée
de tous les temps. Il faut faire simple et efficace : qu’est-ce qui blinde
et qui n’est pas cher ici ? Le riz ! Ah ouais, trop bonne idée l’Abdy,
on va se faire cuire 1kg de riz chacune qu’on conservera dans des sacs en
plastique. Euuuh comment dire. C’est LOURD. On s’en est bien rendu compte dès
la première montée (et Dieu seul sait que ce n’était pas la dernière !).
On a donc décidé de changer de tactique et d’en manger le plus possible histoire
de se délester avant le 3ème jour, ascension du pic à 4750m au
programme. Overdose de riz au goût de sac plastique ! Quand Gabi a failli
tout dégobiller, on a pris la sage décision de filer nos restes aux ânes. Mon
idée est donc tombée à l’eau (je m’arrêterai là dans la comparaison).
Plaisanterie mise à part, ces quatre jours furent l’un des
moments les plus magiques de ma vie. Déambuler au milieu de paysage incroyable,
se débarbouiller à l’eau (frisquette) du torrent qui descend du glacier, machouiller
des feuilles de coca pour supporter l’altitude, se réveiller dans la nuit et
contempler l’immensité des sommets dégagés éclairés par la pleine lune, tous
scintillants de neige et de glace… Les photos qui suivent ne rendent pas
vraiment hommage à la beauté réelle de l’endroit, mais ça peut vous en donner
une idée !
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Arrivée en bus de nuit à 5h du mat’ dans une gare avec télé
à donf, BFM local info scoop passion. « 2% de la péruviens sont des psychopathes ».
Ah bah c’est gentil de prévenir !
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Marché de Huaraz.
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Plan + feuilles de coca = clés de la réussite !
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… avec quelques vivres tout de même !
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Départ bon pied bon œil, encore toutes fraîches les gringas !
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Purification de l’eau du torrent.
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cadre sympatoche pour lire les folles aventures de Salander
et Blomkvist.
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Toc-toc !
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| Lever
de lune. |
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| Coca
passion ! |
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| Nous
avons suivi à la lettre les conseils de la mémé qui vendait les feuilles de
coca séchées sur le marché. Premièrement les feuilles seront machouillées. Leurs
qualités sont innombrables, et chaque personne décerne à la coca des qualités différentes :
énergisant, contre le mal d’altitude, coupe-faim. Et attention : cette
précieuse denrée de ne jette sous aucun prétexte. Même machouillée, elle sera
réutilisée. Il faut alors la plonger dans l’eau et laisser infuser : c’est
bon pour l’estomac ! Dernière étape: se coller les feuilles sur le front pour
éviter les maux de tête ! |
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| Nooooooon,
il me reste encore 3 sacs de riz ! |
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| Sauriez-vous
reconnaître cette fameuse montagne ? Les studios Paramount Pictures l’utilisent
comme logo ! |
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Hello j’arrive !
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Punta Uñon, col à 4750m qui sépare la cordillère des Andes en
son milieu: d’un côté c’est l’Océan, de l’autre l’Amazonie !
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Le petit mouton au milieu des siens !
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| La
feuille de coca est dérivée sous toutes ses formes ! Fameux le bonbec’ ! |
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| Arrivée
et attente du colectivo pour le retour à la civilisation. |
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Quand on voit la piste, on comprend pourquoi les 20 kilomètres prennent 4 bonnes heures de trajet !
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sans vouloir être nécessairement à votre table (...) j'aurais bien aimé être dans cette somptueuse immensité avec vous !
RépondreSupprimerle lac blanc des alpes va vous apparaître bien mesquin après tout çà!
Sache que Mamie apprécie tes photos !!
RépondreSupprimerDe toutes bôôôôtés!
RépondreSupprimerJe suis sûre que c'est l'Asie qui t'a inspiré cette histoire de riz en sac plastique!!!
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