mercredi 20 novembre 2013

Treck de Santa Cruz – Parc National de Huascaran


Bon, au cas où vous n’aurez pas compris, le Pérou est synonyme de ruines. Ou de trecks. Même parfois de trecks pour aller voir des ruines (quoi de plus naturel ?). Ce week-end, nous nous sommes attaquées à un gros morceau : le treck de Santa Cruz. Une marche de 4 jours au cœur du parc national de la Cordillera Blanca, entre torrents, lagunes, glaciers et pics enneigés. Pince attitude, nous décidons de nous passer de guide et d’ânes pour transporter notre barda. Nous serons donc nos propres mulets pour les prochains jours. Ravitaillement au marché de Huaraz, où j’eu la meilleure idée de tous les temps. Il faut faire simple et efficace : qu’est-ce qui blinde et qui n’est pas cher ici ? Le riz ! Ah ouais, trop bonne idée l’Abdy, on va se faire cuire 1kg de riz chacune qu’on conservera dans des sacs en plastique. Euuuh comment dire. C’est LOURD. On s’en est bien rendu compte dès la première montée (et Dieu seul sait que ce n’était pas la dernière !). On a donc décidé de changer de tactique et d’en manger le plus possible histoire de se délester avant le 3ème jour, ascension du pic à 4750m au programme. Overdose de riz au goût de sac plastique ! Quand Gabi a failli tout dégobiller, on a pris la sage décision de filer nos restes aux ânes. Mon idée est donc tombée à l’eau (je m’arrêterai là dans la  comparaison).
Plaisanterie mise à part, ces quatre jours furent l’un des moments les plus magiques de ma vie. Déambuler au milieu de paysage incroyable, se débarbouiller à l’eau (frisquette) du torrent qui descend du glacier, machouiller des feuilles de coca pour supporter l’altitude, se réveiller dans la nuit et contempler l’immensité des sommets dégagés éclairés par la pleine lune, tous scintillants de neige et de glace… Les photos qui suivent ne rendent pas vraiment hommage à la beauté réelle de l’endroit, mais ça peut vous en donner une idée !
Arrivée en bus de nuit à 5h du mat’ dans une gare avec télé à donf, BFM local info scoop passion. « 2% de la péruviens sont des psychopathes ». Ah bah c’est gentil de prévenir !

Marché de Huaraz.

Plan + feuilles de coca = clés de la réussite !

… avec quelques vivres tout de même !

Départ bon pied bon œil, encore toutes fraîches les gringas !

Purification de l’eau du torrent.







cadre sympatoche pour lire les folles aventures de Salander et Blomkvist.

Toc-toc !


Lever de lune.

Coca passion !



Nous avons suivi à la lettre les conseils de la mémé qui vendait les feuilles de coca séchées sur le marché. Premièrement les feuilles seront machouillées. Leurs qualités sont innombrables, et chaque personne  décerne à la coca des qualités différentes : énergisant, contre le mal d’altitude, coupe-faim. Et attention : cette précieuse denrée de ne jette sous aucun prétexte. Même machouillée, elle sera réutilisée. Il faut alors la plonger dans l’eau et laisser infuser : c’est bon pour l’estomac ! Dernière étape: se coller les feuilles sur le front pour éviter les maux de tête !

Nooooooon, il me reste encore 3 sacs de riz !



Sauriez-vous reconnaître cette fameuse montagne ? Les studios Paramount Pictures l’utilisent comme logo !

Hello j’arrive !






Punta Uñon, col à 4750m qui sépare la cordillère des Andes en son milieu: d’un côté c’est l’Océan, de l’autre l’Amazonie !




Le petit mouton au milieu des siens !



La feuille de coca est dérivée sous toutes ses formes ! Fameux le bonbec’ !

Arrivée et attente du colectivo pour le retour à la civilisation.


Quand on voit la piste, on comprend pourquoi les 20 kilomètres prennent 4 bonnes heures de trajet ! 

4 commentaires:

  1. sans vouloir être nécessairement à votre table (...) j'aurais bien aimé être dans cette somptueuse immensité avec vous !
    le lac blanc des alpes va vous apparaître bien mesquin après tout çà!

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  2. Sache que Mamie apprécie tes photos !!

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  3. Je suis sûre que c'est l'Asie qui t'a inspiré cette histoire de riz en sac plastique!!!

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