Pour les trois prochaines
semaines, avant d’attaquer la rentrée, c’est un peu plus relax à la Casa
Intiwawa. Finis les cours de maths et de géographie, place aux ateliers
thématiques ! Dépendamment des jours et de la volonté des volontaires
organisateurs, plusieurs activités sont proposées comme la création de
masques en plâtre, musique, l’atelier de cuisine et… MON POTAGER ! Je
donne corps et âme pour que le petit espace sablonneux et tout sec devant la
maison se convertisse en un luxuriant potager digne de celui du Bourg
Rameau (oui je sais, mais il faut bien se fixer de hauts objectifs dans la
vie !). Le projet me taraudait depuis longtemps déjà, quand j’ai décidé
d’en parler à Maman pour bénéficier de ses judicieux conseils. C’est là qu’elle
m’a ouvert les yeux sur la situation (comme toujours): « Ma mie, tu
sais que si tu t’en tiens à ton plan de voyage et que tu pars en Argentine
après avoir voyagé avec ta sœur en Bolivie, tu ne verras pas le fruit de ton
travail dans le potager ? ». Et là, mon dilemme c’est tout à coup
résolu de lui-même… Alors voilà, je reste ! Ou plutôt, je reviens !
Après les quinze jours en Bolivie avec Cécile et ses amies, je serai de retour
à Arequipa les quatre pattes à la fois pour arroser les carottes ! J Je suis contente
d’avoir pris cette décision : au diable les musées, Buenos Aires et les empanadas. J’aurai l’occasion de goûter à
tout ça avec le King au caleçon jauni (alias Titi) au mois de mai. J’ai réalisé
que ma priorité actuelle est de mener à bien les projets que j’ai commencés (et
aussi ceux qui sont encore en travaux dans mon ciboulot). Alors c’est parti
pour le potager !
On a commencé par délimiter le
terrain pour bien le nettoyer. Terrain miné : la découverte de milliers de
cailloux nous a un peu retardés dans notre programme, on a du construire un
tamis afin de virer les incongrus molestateurs et de récupérer le doudou, un
peu comme en maternelle (mais puissance 10.000)! Nous avons ensuite
mélangé la terre avec du caca de vache séché (vraiment dommage que l’avancée
actuelle de la technologie ne me permette pas de transmettre le doux fumet qui
se dégageait du bazar) pour l’enrichir. Après s’être rendu compte que le volume
de terre n’était pas suffisant, nous avons fait venir un bon tas de terre pour
combler le manque. Ensuite, nous nous attaquerons à la construction des
limites, que l’on va réaliser en bouteilles en plastique (pouvait-il en être
autrement ?). Et pour cette étape, nous allons être aidés de Cécile, Amel
et Laurie en guest stars qui débarquent demain soir
!!! AAAAAAH c’est trop la folie !
Quelques images de l’avancée des
festivités :
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Atelier masques : on est les
premières à jouer le jeu avec Nina !
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Première étape : on enlève
l’herbe !
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Puis on bêche…
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Et on trie.
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Sur fond de musique avec l'atelier chant de Dave.
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Fin de Day 1.
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Mes emplettes J
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Le tamis homemade (la classe,
non ?)
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Au boulot… dur dur sous le soleil
de plomb arequipeno !
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Tadaaaaa fin du Day 2 : plus
qu’à rajouter un peu de terre et à construire les barrières !
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Peinture de bouteilles en plastique
pour construire les barrières : Anita est concentradisima !
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Pendant que Jonas donne un cours
d’énergie solaire aux petits gars !
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Autre atelier : cuisine !
L’idée étant de mettre la gente masculine aux fourneaux pour changer un peu les
mentalités de cette société hautement machiste.
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Bon, Jon manie la cuillère de cuisine
comme la pelle du potager mais chacun son style!
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Pour se remettre de nos efforts,
on est allé manger une spécialité d’Arequipa dans une traditionnelle
picanteria : le cuy frit ! Pas mauvais, mais quand même méga trash
dans l’assiette !
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La ressemblance est frappante…
coïncidence ? Je ne pense pas…
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Dans les ruelles de Yanahuara, un
quartier ancien d’Arequipa.
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