Tout a pourtant commencé par un
coup de bambou sur le coin de la tête : par une sombre histoire d’Air
France, mon autre copine Amel qui devait participer à la fête n’a pas pu
décoller. C’est le cœur gros de déception que nous l’avons laissé sur le tarmac
de Roissy.
Quelques 17 heures plus tard,
nous retrouvions Abdouze à Arequipa, sa ville étape de quelques mois.
Rayonnante, le poil dru et l’œil vif, l’air Sud Américain lui convient
parfaitement !
Dès le lendemain, nous voila
partis découvrir son projet, dont les photos et articles ont déjà nourri ce
blog.
Malgré notre « tête au cube » de Lolo et moi (sensation de
cerveau tout comprimé, altitude oblige), nous nous émerveillons devant le
jardin d’Adèle, la bonne volonté des bénévoles et le sourire des enfants.
Devant l’entrée, deux petites filles passent. « - Tiens, vous allez où
comme ça ? – Travailler ». Mais pas travailler à l’école, travailler
à la fabrique de brique à côté. C’est ça aussi Intiwawa, les enfants qui y
viennent s’échappent pour un temps de leur dur quotidien (c’était le moment
drama de l’article !).
Le soir c’est la traditionnelle soirée salsa de
l’auberge où loge Adèle. Un dos tres, cinquo sei siete, on enflamme le
dancefloor et c’est une belle soirée que nous passons sous les conseils avisés
de Professor José Luis !
| Autant pour danser la salsa que pour faire les cocktails! Ici, enseignement du Pisco Sour, THE cocktail péruvien. |
Titicaca, nous voila !
Arrivées dans une ville de grano (Copacabana, repère pour poètes anarchiques en
tout genre), nous investissons une petite auberge dans le centre ville. Nous
partageons le dortoir avec un Français en vadrouille bien sympa. Mais ce n’est
pas le seul occupant de la chambre. D’un coup d’un seul, une main s’échappe du
drap d’un lit situé au fond du dortoir, raccrochée à un corps inerte : bon
sang mais c’est bien sur, la Bolivie elle aussi fête carnaval ! Et il a
été trop arrosé pour certains…
Petite rando le lendemain à l’Isla del Sol, sur
une crête qui longe l’île et qui nous fait surplomber le lac et les montagnes
de chaque côté : magique ! Sans oublier la trucha a la plancha, quel
régal.
Paysages superbes, Cordillère des
Andes, costumes traditionnels se succèdent. Des couleurs, de la musique partout
tout le temps, des sourires : un sacré dépaysement.
Un ptit coup de bus de nuit et
hop nous voilà à Uyuni, ville départ pour la découverte du Salar de Uyuni. 3
jours en 4x4 sur les pistes désertiques (sauf de touristes), après la
tranquillité du lac Titicaca, le retour à la condition de touristes moutonniers
m’est un peu rude… Heureusement nos compagnons de route s’avèrent être de
joyeux lurons et le chauffeur est mécano (vu le nombre de 4x4 en panne au bord des
piste, c’est précieux !). Petit panel de ces journées : désert de
sel, nuit dans des hôtels de sel, champs de quinoa, sources d’eau chaude et
lamas, geysers et flamands roses.
Mais la piste est droite, et notre chauffeur pique un peu du nez… Après un conciliabule entre compagnons de route, il est décidé que le prochain copilote doit maintenir éveillé notre chauffeur en lui tapant la causette. Le copilote désigné prend son rôle vraiment à cœur, et inonde le chauffeur de questions parfois farfelues avec un espagnol approximatif. Le regard éteint du chauffeur quelques minutes auparavant est désormais plein de détresse !
Mais la piste est droite, et notre chauffeur pique un peu du nez… Après un conciliabule entre compagnons de route, il est décidé que le prochain copilote doit maintenir éveillé notre chauffeur en lui tapant la causette. Le copilote désigné prend son rôle vraiment à cœur, et inonde le chauffeur de questions parfois farfelues avec un espagnol approximatif. Le regard éteint du chauffeur quelques minutes auparavant est désormais plein de détresse !
Dure est la séparation autour
d’une dernière bière avec nos 2 compagnons de voyage argentins (je balance mais
Lolo en versera même une petite larme…)
Direction l’est du pays ! Ambiance bien différente qu’à l’ouest : jupettes et talons ont remplacé les costumes traditionnels. Les mines d’argent de Potosi découvertes par les Espagnols à leur arrivée ont favorisé le développement économique de cette partie du pays (moment Stéphane Bern du récit). Nous posons nos chausses de marche à Sucre (capital constitutionnelle et économique du pays). Plein de monde sur des trottoirs trop petits, ça brasse et nous sommes un peu ébaloubées après 3 jours dans le désert ! Balades en ville, et surtout pétage de bide en règle. Pique a lo macho, viande à la plancha, smoothie au quinoa, ce sera l’étape gustative du voyage. Avec quand même une visite « hantée » de la ville par une guide qui nous a abreuvées d’histoires de fantômes, d’enfants enlevés et autres réjouissances en tout genre !
| Ca c'était le crash test du jour. Un milkshake à la luzerne c'est plein de bonnes choses il parait. On dirait qu'on boit de l'herbe tondue, c'est sympa! |
| Les saltenas, mmmmh! (quand on vous dit qu'on n'a fait que bouffer!) |
| Les combis de locaux c'est super chouette... |
| Mais ça pue! |
| Camtar' passion! |
| Des clopes et de la coca. Voilà à quoi carburent les camionneurs boliviens! |
| Pick up passion! |
| Ca, c'est un coeur de lama qui sèche contre le mur d'une maison. Sympa, le grigri porte-bonheur. |
C’est ensuite à pied qu’il nous faut rentrer au campement (1 heure quand même), à la lumière de la pleine lune, avec le petit pote Chilien et 2 frère et sœur espagnols qui passaient par là !
Mais c’est déjà bientôt la fin et c’est à La Paz que nous terminons notre périple. Au détour d’un virage, la ville apparaît, en briques roses, construite à flan de montagne avec son cœur de ville dans un creux, c’est à couper le souffle.
Nous quittons Adèle le lendemain matin, conscientes du superbe voyage que nous venons de vivre. Entre émerveillement face à des paysages aussi grandioses, joie d’avoir rencontrés des compagnons de route enrichissants et sentiment d’avoir découvert une partie du monde extraordinaire, nous revenons avec plein de petites bulles de bonheur. A faire éclater quand le quotidien se refera pesant…"
La vieille ville est donc en bas, à l’abri du vent et du froid (4 000 m de hauteur tout de même…) Nous passons notre dernière journée à visiter la ville avec des étudiants en tourisme (génial !) et à flâner sur les gigantesques marchés hauts en couleurs, odeurs et trucs chelous (genre patates déshydratées ou lamas séchés qui portent bonheur…) Un petit coup aux boutiques de souvenirs et voila c’est la fin.
| Pratique le tabouret/potiron! |
| Pomme de terre déshydratée, ou chuno. |
| Lama séché, pour potions magiques. |
Nous quittons Adèle le lendemain matin, conscientes du superbe voyage que nous venons de vivre. Entre émerveillement face à des paysages aussi grandioses, joie d’avoir rencontrés des compagnons de route enrichissants et sentiment d’avoir découvert une partie du monde extraordinaire, nous revenons avec plein de petites bulles de bonheur. A faire éclater quand le quotidien se refera pesant…"



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